Arppej : Retours d'expériences professionnelles et pédagogiques

La dernière conférence de la journée de lancement d'Arppej tire le bilan d'expériences menées par les écoles de journalisme du réseau. Au programme, découverte de l'EJO et The Conversation France, des ateliers de recherche et de création de médias, et une étude de l'algorithme de Facebook.

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  1. Le premier à prendre la parole est Julien Falgas, chercheur associé au Centre de recherche sur les médiations de l'Université de Lorraine. Chargé du partenariat entre son université et The Conversation France, il analyse ce site où les chercheurs sont invités par des journalistes à vulgariser leurs productions pour les rendre accessibles au grand public.
  2. « Les journalistes sont en quête de sens par rapport à ce que la presse traditionnelle offre. »

  3. Alors que les chercheurs n'ont pas d'autre intérêt que le savoir, The Conversation France leur donner l'opportunité de s'inscrire dans une logique contributive. « L'audience change. Des articles qui ne touchaient que 10 ou 100 personnes avant sont maintenant lus par 1000 ou 3000 personnes. Plus s'ils sont repris sur d'autres sites. » Ce que permet la licence Creative Commons utilisée pour la publication.
  4. « On demande aux universitaires de se conformer aux exigences journalistiques en définissant un angle. Cela permet de valoriser les travaux universitaires et d'offrir un autre regard sur l'actualité. »

  5. Annik Dubied a ensuite présenté l'EJO (European Journalism Observatory). Cette plateforme, lancée en 2004 par l'université suisse-italienne de Lugano, est destinée à favoriser l'échange des connaissances. Les jeunes chercheurs sont invités à publier des parties de leur mémoire ou de leur thèse. Cela leur offre une visibilité auprès du public étudiant et leur permet de confronter leurs travaux.
  6. Dans quelques jours, EJO sera lancée en français, et c'est l'alliance Arppej, via l'Académie du journalisme et des médias de Neuchâtel, qui pilote cette partie de l'observatoire. Annik Dubied est persuadée que ce projet permettra aux professionnels et au grand public de progresser dans leur lecture de l'information. La mission que se donne Arppej n'est à ce titre pas seulement une mission de transmission ou de vulgarisation. Elle a pour objectif affirmé de participer au renouveau du rôle du journalisme dans le débat public.
  7. « Cette transmission de la science vers les pratiques et la réponse des pratiques vers la science est absolument indispensable d'un point de vue pédagogique, mais aussi d'un point de vue politique. »

  8. Dans un deuxième temps, on se concentre plutôt sur des expériences menées par et avec des étudiants. Dans une démarche scientifique, voire « industrielle » comme le précise Jean-François Diana, chercheur au Crem et animateur de cette table ronde, ils s'interrogent sur le processus médiatique de son financement à son contenu.
  9. Lara Van Dievoet, assistante, et Fanny Declerq, alors étudiante à l'École de Journalisme de Louvain, ont imaginé avec leurs camarades comment elles créeraient un webzine. Du contenu aux différents formats, audio, vidéo, écrit, jusqu'au financement du projet, les étudiants ont fonctionné dans une réelle logique de transmédia. « C'est vraiment un aboutissement de toute la formation pour un étudiant » détaillent les anciennes élèves.
  10. L'algorithme de Facebook à l'épreuve

  11. Les étudiants de l'AJM, eux, ont testé un autre aspect des outils numériques : l'algorithme de Facebook. En période de campagne électorale française, les étudiants, divisés en groupes, ont crée des comptes suivant quatre des principaux candidats. Tous abonnés à la même cinquantaine de médias, ils ont ensuite aimé et partagé les statuts qui correspondaient à l'orientation politique choisie pour l'expérience. Dans le cas du faux-compte proche du Front national, découvrez ce qu'il s'est passé dans le tweet suivant.
  12. Grâce à cela, les apprentis journalistes ont pris conscience de la force de la bulle filtrante de Facebook. Mais ils en ont aussi découvert les limites.
  13. « Quand le compte Benoît Hamon mettait des réactions “Grrrr” sous une publication où Marine Le Pen était mentionnée, elles avaient tendance à se multiplier contrairement à ce que l'on pouvait imaginer. L'algorithme ne prenait pas en compte le mécontentement derrière la réaction. »

  14. Romain Ethuin & Sarah Humbert
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