Valoriser son quartier

Valoriser ce quartier, assemblage d’une multitude de réalités, c’est alors chercher à interroger son histoire, à partager son cadre de vie, à faire émerger les compétences des habitants, à mettre en avant les réalisations.

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  1. A l’heure de la généralisation d’Internet, on ne parle plus et ne se revendique plus de la même façon d’un territoire. Habitants, collectivités ou simples usagers sont confrontés à l’image collective dressée par les réseaux sociaux et le web. Dès lors, un des nouveaux enjeux citoyens est de montrer un portrait numérique plus complexe de la ville, en mettant en avant les réalisations, les talents, les valeurs humaines et patrimoniales. La réussite d’un tel projet repose d’abord sur la mobilisation. Or, si la majorité des gens sont équipés et usagers du multimédia, beaucoup consomment plus qu’ils ne produisent. En s’appuyant sur les compétences sociales des professionnels, il faut donc aller au-devant des habitants pour connaître leurs idées, leurs savoir-faire, leurs envies, leurs besoins. Ensuite, les outils numériques ont l’avantage d’être un facteur de mobilisation, malgré l’exigence de qualité qu’ils imposent, de rendre visible rapidement les résultats, et de posséder un fort potentiel ludique.

     

    La mémoire collective est un des leviers importants de cette réappropriation du territoire et de son image. A une logique d’archivage patrimonial et institutionnel, il faut progressivement construire des archives contributives, mêlant archives récoltées (par les collectivités, les associations ou chaque citoyen) et archives provoquées (en allant à la rencontre des habitants, des acteurs économiques, des non-résidents, pour que leurs témoignages deviennent ensuite mémoire).

     

    Mais pour en parler, il faut aussi s’être approprié son quartier, ce que permet la participation aux sites collaboratifs qui en traitent, les cartoparties avec OpenStreetMap, les promenades augmentées, comme Flashe ta Ville à Fontenay-sous-Bois, la cartographie de la blogosphère locale, la publication de journaux citoyens, la mise en ligne de productions audiovisuelles sur les sites de partage vidéos, les portails de ressources ouverts et participatifs. Ces outils offrent ainsi une visualisation de la multiplicité du contenu collecté et produit sur le quartier, à condition qu’ils soient intuitifs, accessibles, et en adéquation avec les envies des publics.

     

    Cette visibilité pourrait se traduire aussi par un portail de quartier collaboratif, qui agrègerait tous les contenus connus produits et les événements programmés sur un territoire. Une sorte de mur d’affichage libre 2.0, qui soit géré par les acteurs eux-mêmes.

     

    La coproduction doit permettre aussi de mobiliser et d’acquérir les savoirs nécessaires. Bien sûr, ce travail sur la visibilité de son quartier par les habitants nécessite que ceux-ci soient conscients qu’en publiant sur Internet, ils mettent aussi une partie de leur image personnelle à la vue des internautes.

     

    Face à des projets de coproductions et au caractère horizontal d’Internet, le rôle des collectivités pourrait alors évoluer vers moins de maitrise directe des initiatives au profit d’un accompagnement des dynamiques de quartier, d’un soutien des actions des habitants, voire d’une animation de communauté, en lien avec les instances de démocratie locale. Car on peut supposer qu’à terme, ce travail de réappropriation du quartier par la coproduction entraine une participation plus grande à la vie démocratique.

  2. Un bel exemple dans les quartiers
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