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Compte rendu – Séance 2 Webinaire– Open Data et intelligence territoriale

Présentation des intervenants

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  1. Présentation des intervenants

  2. * Consultant en valorisation de données (open etbig data), Simon Chignard est Data Editor du portail data.gouv.fr. Il est l’auteur de Open Data – Comprendre l’ouverture des données publiques

  3. * Enseignant à l’École nationale supérieure de création industrielle et à l’Université Rennes2, Jacques-FrançoisMarchandise est directeur de la recherche et de la prospective de la Fing.

  4. * François Le Pivain est membre duComité du Développement Durable (C2D) du Conseil général des Hauts-de-Seinepour le cycle de conférences/débats sur l'Open Data. Il est investi dans laconvention entre le CG92 et l'université Paris Ouest Nanterre-La-Défense.

  5. * Lionel Maurel est juriste, bibliothécaire et blogueur. Il s’intéresse à la question du droit d’auteur à l’ère du numérique.Il est investi dans l’Open Access et la science ouverte. Il participe à la mise en place du partenariat entre l’université de Nanterre et le CG92.

  6. * La Fing est une association existant depuis une quinzaine d’années fondée par Daniel Kaplan et Jacques-François Marchandise.Elle est caractérisée par une diversité d’acteurs : praticiens et chercheurs des secteurs publics et privés. Elle entretient une veille par le biais dumédia internetactu.
    
  7. I/Open data, une notion aux multiples facettes

  8. 1) Définitions et caractéristiques de l’open data

  9. Selon Simon Chignard,le terme d’open data regroupe plusieurs significations qui traduisent la richesse du sujet :

  10. _ Les open data, les données ouvertes : faciliter la réutilisation de ces données dans un but autre que la fonction première. Par exemple, consulter les horaires de bus sur Internet est une utilisation, la fonction première de la donnée. Consulter les horaires dans un autre but comme définir les heures d’affluence fait partie du champ de la réutilisation
    _ L’ouverture des données s'appuie sur un mouvement d’origines multiples(scientifiques, philosophiques, politique qui rejoint la question des biens communs informationnels)
    _ Au sens actif du terme, c’est une injonction : transparence du gouvernement, collaboration et participation à l’économie

    L’open data est donc le mélange de ces trois dimensions : de concret, d’un historique complexe et d’un mouvement de revendication vis-à-vis de l’acteur public. L’’open data est comme une poupée russe : la donnée brute devient publique qui devient une donnée ouverte, au sens ou l’un est compris dans l’autre.
    L’open data est à la fois une donnée brute et à la fois le processus qui amène à ouvrir des données. Il faut la différencier de l’information qui est l’agrégation et la corrélation des data. Il faut également distinguer la donnée publique de la donnée ouverte, la première étant une mission de service public. La seconde se décompose en trois dimensions qui correspondent à trois barrières empêchant la réutilisation :
    _ Technique (exploitable dans un format le plus ouvert possible)
    _ Juridique (licences clarifient les droits et les obligations)
    _ Économique (peu ou pas de redevance limitant l’utilisation, la gratuité reste le principe par défaut).
  11. La vidéo suivante revient sur la définition des open data et ses enjeux :
  12. L’ouverture des données génère des usages différents. Tout d’abord, la simple consultation des données, ensuite la médiation en d'autres termes la réutilisation par un tiers des données pour les rendre accessibles au grand public (ex : data journalisme), l’application qui correspond à l’utilisation des données pour la création d’un service ou une application mobile et enfin la réutilisation spécifique à une problématique ( ex : observation du nom des rues selon leur genre masculin ou féminin)
    De plus, l’open data est un moteur à la fois politique social et économique.
    Tout d’abord économique avec la promesse de création de valeur (création de start up qui a engendré des services et des applications mobiles grâce à la géolocalisation.
    Ensuite, politique avec la participation accrue des citoyens à l’open data et l’injonction de transparence au gouvernement et à ses institutions du dévoilement de leur budgets.
    Enfin, l’open data est un moteur social car la data est le carburant des services ; le territoire devient plus serviciel, le numérique permet le décloisonnement des territoires.
  13. Un exemple précis de l'apport de l'open data en tant que moteur économique, politique et administratif.
  14. 2/ Les origines de l’open data

  15. Historiquement l’open data trouve ses origines dans l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration ». Puis trouve un écho dans les lois de 1978 concernant la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés ainsi que la loi Cada qui assure un droit d’accès aux données administratives pour tous. Plus précisément, la loi Cada est une mission de service publique dans le sens où chaque entreprise qui s’implique dans le service public (la gestion des déchets par exemple) doit se soumettre à cette injonction de transparence. Ce sont des données publiques. En 1995, on trouve la première occurrence du terme en recherche climatologique et enfin au milieu des années 2000 avec la volonté de la part des entreprises de la Sillicon Valley d’ouvrir leurs données au public. Aux Etats-Unis, cela s’est traduit par les rencontres de Sébastopol en 2008 et la signature des mémorandums par Obama.
  16. 3/ Qu’est-ce que l’intelligence territoriale ?

  17. L’intelligence territoriale prend forme dans la première ville intelligente qu’est Singapour où les données ont permis par exemple de prédire les embouteillages grâce aux capteurs disséminés dans la ville pour recueillir des données. Les données sont au cœur du fonctionnement de la ville intelligente, les réseaux de communication y jouent un rôle prépondérant. Tous les services communs de la ville sont centralisés, les données sont prélevées pour servir au mieux les habitants et faciliter leur vie. Nous pouvons prendre comme exemple l’application Smart city + de Jean Marc Dubouloz pour le département des Hauts-de-Seine qui éclaire les Alto-Séquanais sur les horaires des centres culturels,sur les établissements publics à proximité…La vidéo en dessous illustre plus précisément la stratégie développée par le département des Hauts-de-Seine en matière d'open data :
  18. [Smart City] La Tribune de... Jean-Marc Dubouloz - Navidis
  19. III/ L’open data et l’intelligence territoriale : pour le meilleur et pour le pire

  20. Les capteurs allègent pour beaucoup l’usager qui aura moins d’efforts à fournir pour ses tâches quotidiennes. Le capteur indique toutes les informations que l’individu doit connaître, il traite ensuite l’action faite par l’individu qui finalement peut se reposer sur ces capteurs.
  21. 1/ Le pire...


  22. Le problème du contrôle des individus se pose avec la question des capteurs. En effet, la ville intelligente décide à la place de l’individu qui tend à déléguer ses besoins et sa liberté à la ville intelligente. Par conséquent on est en droit de se demander à qui on délègue et ce que qu‘on délègue. Cette interrogation renvoie à la notion de monitoring, un anglicisme pour définir la surveillance accrue des individus. De manière plus contemporaine et moins hypothétique, la loi sur le renseignement votée par l'Assemblée soulève cette question et anime de nombreux débat sur le caractère liberticide de cette loi (collecter des données sur Internet pour établir des profils déviants). L'article de Libération pose la question de l'espionnage des individus sur le net :
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