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  1. Dans la nuit du 13 au 14 août, la situation a dégénéré entre la police anti-émeutes et des habitants de Ferguson, dans la banlieue de Saint-Louis (Missouri). La quatrième journée de protestations - déjà violentes -  après la mort d'un jeune homme Noir a été marquée par le renforcement du dispositif policier. Par ailleurs, les manifestants ont assisté à des arrestations dont celles de deux journalistes, conduisant la population à affirmer que les forces de l'ordre "avaient déclaré la guerre". 
  2. Des consignes dignes d'un couvre-feu

  3. Selon le site Vox, il s'agirait du premier communiqué de la police de Ferguson depuis la mort de Mike Brown, mortellement blessé par un représentant des forces de l'ordre. 

    Le document explique :

    "Nous demandons seulement que les groupes qui souhaitent se réunir en prière ou en signe de protestation ne le fassent que pendant la journée d'une manière organisée et respectueuse. Nous demandons en outre à tous ceux qui souhaitent démontrer ou se réunir de se disperser bien avant le début de la soirée pour assurer la sécurité des participants et la sécurité de la collectivité."

    Toujours d'après Vox, le chef de police Ferguson Tom Jackson a refusé de parler de de couvre-feu, assurant que les manifestants présents à la nuit tombée ne seraient pas arrêtés "tant qu'ils restent pacifiques et ne bloquent pas les routes".
  4. Le SWAT sur les lieux 

  5. Ryan Reilly, journaliste au Huffington Post, témoignait en fin d 'après midi de la présence "massive" du Swat , l'unité d'élite de la police de l'Etat du Missouri. "Une démonstration de paix", ironisait-il. 
  6. Le journaliste ajoutait sur Twitter : "J'ai compté plus de 70 agents du SWAT. Armes pointées sur la foule. Folie."
  7. Sa consœur Christine Conetta a expliqué que la police s'est positionnée à dessein juste en face des protestataires. Le cordon policier bloque des entrées de la ville.
  8. De l'autre côté de la route les citoyens de Ferguson continuaient de se rassembler près de la station service qui avait pris feu dans le week-end.
  9. 20 h 30 : escalade de violence

  10. En début de soirée, la police a tenté de repousser les manifestants. Lorsque bouteilles (et, selon la police, un cocktail Molotov) ont été lancées sur les troupes, celles-ci ont répliqué en tirant des gaz lacrymogènes sur la foule. 

    Pour la police, il ne s'agissait plus d'une manifestation pacifique. Elle a ordonné dès lors de quitter les lieux à renforts de coups canons sonores pour disperser la foule. Des grenades lacrymogènes auraient également été tirées dans les environs et les jardins du voisinage. 
  11. Les forces de l'ordre ont donné  jusqu'à 21 heures aux manifestants pour quitter la rue, rapporte Antonio French, un conseiller municipal très engagé dans les manifestations citoyennes des derniers jours. Les protestataires ont demandé aux reporters de rester sur place, pour témoigner. "La foule devient anxieuse", estimait une journaliste sur place. 
  12.  Touchée par les gaz lacrymogènes, cette journaliste a expliqué dans la nuit "qu'elle ne sortira plus de la voiture". 
  13. La colère continuait de gronder parmi les manifestants. Les témoins parlent de "guerre déclarée par la police". 
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