[Review] Option Paralysis by The Dillinger Escape Plan

Chronique pour le webzine Inwë, mai 2010.

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  1. Nouvelle offrande des math-coreux de Dillinger Escape Plan avec ce très attendu «Option Paralysis». Tradition oblige, un départ est à signale, celui de l’excellentissime Gil Sharone au profit de Billy Rimer qui officiait auparavant dans le groupe rock The Rivalry. Est-ce là un signe annonciateur d’une nouvelle orientation prise par le groupe ? Pourtant, le groupe avait pourtant laissé sous-entendre, après la sortie de leur précédent opus «Ire Works», avoir trouvé leur équilibre musical. Le groupe étant en perpétuelle évolution créative, je m’attendais à être encore surpris. Mais qu’en est il réellement ?

     

    Avec Option Paralysis, la musique du quintet se veut plus radicale, plus métal ; le groupe se réinvente à nouveau. A la fois le quintet s’éloigne du hardcore/grindcore chaotique des débuts, mais aussi des accents expérimentaux du précédent qui se voulait un peu «fourre tout». Ici, la formule la plus efficace semble avoir été trouvée et la recette est développée avec succès titre après titre. La structure type d’un morceau de DEP est à voir comme un diptyque : un couplet déstructuré laissant carte blanche à la technique des virtuoses (à ce propos le nouveau batteur s’en tire à merveille), suivi dans un deuxième temps par une section musicale nettement plus aérée -souvent très épiques- où sont mises en avant les qualités de composition de Ben Weiman, qui a décidément le sens de la mélodie qui fait mouche.

     

    Le tout est donc maîtrisé de main de maître par le groupe qui maîtrise son sujet de bout en bout. Là où le bas blesse (c’était déjà un reproche sur «Ire Works»), c’est justement le fait que cette maîtrise atténue les côtés fous et délurés présents dans sur les anciens disques. Le morceau semble être une unité se suffisant à elle seule et la progression de même que les enchaînement entre les titres (je songe à la transition «Panasonic Youth» «Sunshine The Werewolf» sur «Miss Machine») ne sont plus exploitées comme avant.

    En parlant de progression, le groupe a eu recours au clavier sur quelques chansons, donnant pour l’occasion une dimension vraiment progressive au groupe, non sans rappeler la musique de Between the Buried and Me. Un plus donc, mais garde à ne pas marcher sur les plates bandes de groupes qui ont institué le genre, au risque de se dénaturer et de perdre sa propre originalité.

     

    En conclusion, DEP nous livre un bon album, une bonne occasion pour les néophytes de découvrir cet excellent groupe, sans être trop bousculé. Les fans, eux, apprécieront, mais ne manqueront pas de souligner les petites lacunes de cet album à la durée de vie limitée. Il ne me reste qu’à espérer que le groupe revienne prochainement avec un album plus subtil et qui s’appréciera d’avantage dans la durée.

  2. The Dillinger Escape Plan - Gold Teeth on a Bum
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