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Quand les robots nous manipulent

Quarante-huit millions de comptes twitter seraient animés par des robots. Soigner sa e-réputation et fausser les algorithmes, les possibilités sont alléchantes. Surtout en politique.

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  1. Plus de 19% des tweets concernant la présidentielle américaine aurait été généré par des robots. Le résultat d’une étude de l’Université de Californie (USC) est sans équivoque. Les bots, diminutif de Software robots, ont pris les commandes des réseaux sociaux.
  2. Concrètement, ces programmes permettent de créer de faux profils Twitter ou Facebook. Pour ce faire, ils volent des photos disponibles en ligne, utilisent des noms fictifs et copient des biographies de comptes déjà existants. Ces robots se sont développés de sorte à savoir tweeter, retweeter, partager du contenu et commenter des publications. Ils "aiment" des candidats ou personnalités et augmentent leur influence en "suivant" le plus possible d'autres utilisateurs du réseau.
  3. La guerre de la visibilité

  4. À fur et à mesure que la campagne électorale s’intensifiait aux États-Unis, les deux candidats se sont munis d’une armée de robots. Cette image, tout droit sortie d’un film de science-fiction, est pourtant bien réelle. Chaque jour, ces programmes publiaient automatiquement et sans interventions humaines des centaines de tweets. Des milliers de messages sont ainsi passés sous les yeux des électeurs. L’impact est important, car il est très difficile de détecter les robots qui se cachent derrière ces contenus.
  5. "Les robots sont beaucoup moins chers que la publicité à la télévision ou à la radio, mais aussi plus efficaces. Il est facile de rendre quelque chose tendance sur les médias sociaux et de diffuser son message à une large population", explique Pablo Barbera professeur de l'USC expert des réseaux. Surtout qu'il est extrêmement difficile de différencier les publications un robot de celles d'un être humain.

  6. Des dérives dangereuses

  7. «Les bots ont pour but d’influencer l’opinion et les comportements des autres utilisateurs», s’inquiètent les auteurs de l’étude, Emilio Ferrara et Alessandro Bessi. «Ils redistribuent l'influence, polarisent la discussion politique sur des sujets spécifiques, et enfin ils répandent de fausses informations ou des informations non vérifiées.»
  8. Dans leur rapport, ils expliquent également que le nombre d'applications malveillantes de robots sociaux est en pleine croissance. Et les conséquences peuvent être dramatiques.«Ils encouragent la propagande et le recrutement terroristes.» Une conclusion inquiétante sachant que plus de la moitié des Américains de moins de 50 ans s’informent principalement via les réseaux sociaux en matière de politique, selon une étude de l’institut du Pew Research Center.
  9. Un phénomène en pleine croissance

  10. Aujourd’hui, quelques 48 millions de comptes Twitter sont animés par des robots, selon une seconde étude, réalisée par l’Université de Californie (USC). Soit le double des chiffres avancés par la direction des réseaux sociaux.
  11. Une estimation à la baisse selon les chercheurs de l'USC, car les bots se cachent de mieux en mieux dans la masse d'êtres humains utilisateurs de Twitter. Bafouilleurs d'algorithme, manipulateurs d'opinion et créateurs de fake news, les robots sont aujourd'hui bien installés dans notre réalité. En ces temps de post-vérité où les gens passent plus de temps à remettre en question qu'à s'informer, devrions-nous nous reposer sur des software pour animer l'espace public?
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