Le smartphone de plus en plus utilisé pour s'informer.

Aujourd'hui plus d'un Américain sur quatre utilise son smartphone pour s'informer et on estime qu'ils seront un sur deux d'ici trois ans. Cette tendance est également remarquable en Europe. Cette nouvelle manière de consulter l'info a des conséquences sur un équilibre vieux de quelques siècles.

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  1.   Nous devons ce changement de mentalité grâce à l'évolution du smartphone, celui-ci permet de plus en plus de choses avec un nombre grandissant d'applications mais également avec la qualité et la grandeur de son écran.
    Le smartphone nous rend plus mobile:
  2. The Mobile Movement: Understanding Smartphone Consumers
  3. Aux Etats-Unis:
  4.   Les USA ont toujours un temps d'avance sur l'Europe, ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique finit souvent par arriver sur le vieux continent.
  5.   La tendance que nous montre Michael Wolf à propos de l'évolution de la consultation de nos smartphones n'est pas nouvelle. Depuis quelques années on remarque que les gens prennent de moins en moins la peine d'acheter la version papier d'un journal et se contentent de la version électronique ou du site web. Mais apparemment les citoyens se satisfont de plus en plus de l'info de leur portable.

      Le problème pour les journaux, c'est que la publicité rapporte beaucoup moins dans ces versions-là que pour les versions papiers:

  6.   On voit dans le schéma ci-dessus que les journaux ont perdu énormément d'argent ces dernières années et la crise n'a rien arrangé. 
    Autre développement déprimant qui présage la fin du monde de l'info tel que nous le connaissons: le secteur des news a été plongé dans une crise car le monde publicitaire est fractionné en plusieurs parties entre les nouveaux médias et les médias traditionnels.  Et le mobile n'est aujourd'hui qu'une partie du web: on estime que le taux de conversion pour une publicité est de 100 $ pour une publicité hors-ligne, de 10 $ pour une sur le web et de 1$ sur le mobile.(1) 
    Pourquoi les publicitaires payent-ils moins pour une visibilité sur le web que dans les journaux? Tout simplement parce qu'ils sont moins visible que sur les médias traditionnels. Qui veut payer pour de l'inattention et un scrawl rapide? (Combien de nouvelles consultée avec le smartphone sont-elles consommées par des personnes derrière un volant?) (1)
  7.   Cette situation est compliquée, mais le lien entre l'info et la publicité a toujours existé. Depuis la création de la presse écrite, des personnes l'ont utilisé pour s'en servir comme moyen de diffusion.
    Le monde de l'info a besoin de la publicité pour survivre et le monde de la publicité a besoin de la presse pour se promouvoir.
  8.   Dans un monde dominé par les mobiles, l'avenir est sombre, voire inexistante pour les professionnels de l'information. La situation est aggravé par notre éloignement au moyen qui nous a toujours nourris: la publicité. Le secteur de l'information a pu démarrer et  prospérer sur la base historique d'un partenariat entre l'info et le commercial. La liberté de la presse a autant de rapports avec les grandes marques qu'avec la constitution. (1)
  9.   Mais qu'en est-il des autres médias?
    L'année 2011 est encore considérée comme une année en or pour les publicités TV.(1)
    Ce qui est en contradiction avec ce qui est occupé de se produire aux USA avec les abonnements TV:
  10.   Cette tendance démontre que la population américaine ne fait pas que s'informer de plus en plus via le net et leur smartphone, mais elle utilise de plus en plus cet outil pour remplacer les autres médias.
    Aujourd'hui on sait tout faire avec un smartphone: regarder une série en streaming, regarder une émission TV, écouter la radio, écrire un tweet, consulter de l'information,...
    Le smartphone: quatre médias en un appareil.
  11. En Europe:
  12.   Chez nous, on est encore loin d'être au stade des Américains mais on évolue:
  13.   Comme le dit Alain Gerlache, nous aussi Européens on a de plus en plus tendance à s'informer via notre smartphone.
    Ils font donc évoluer et les premiers concernés, les journaux de la presse écrite, doivent réagir. Les journaux belges l'ont bien compris, nous sommes à un tournant. Le monde de l'information que nous connaissons depuis la fin des années 1970 est réellement occupé à disparaitre pour laisser place à l'ère du digital.
  14. Gopress est un site unique en son genre, puisqu'il s'agit d'un kiosque numérique lancé le 30 mars dernier qui regroupe 29 titres de la presse écrite belge francophone ou néerlandophone. Un tel site peut il faire perdre des lecteurs aux versions papier de ces journaux? Lucile Jeanniard apporte des éléments de réponse à cette question.
  15. Aux USA et en Europe:
  16.   Point similaire entre Washington et Bruxelles, le partage croissant de l'information par les réseaux sociaux. Ce "watch and share" touche beaucoup de monde, à en rendre ridicule le nombre de personnes informées par la télévision. (1)
    Mais cette information n'est souvent pas produite par des journalistes professionnels, ce qui nous ramène au problème de base, comment finance-t-on la presse si la publicité n'a plus aucune visibilité à travers celle-ci?
    Surtout que les réseaux sociaux existent aussi pour la publicité:

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