5ème étape du Tour de France des mécènes à Toulouse le 29 juin 2017

Invitée par la Fondation Dépêche du Midi, Admical a fait une halte dans la Ville rose pour la 5ème étape du Tour de France des mécènes. L'Occitanie, une terre généreuse et solidaire où les belles histoires de mécénat sont au rendez-vous !

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  1. « L’implication des collaborateurs dans des projets d’intérêt général crée un lien dans l’entreprise incroyable. La philanthropie est une valeur qui rapproche les gens. » Marie-France Marchand-Baylet, présidente de la Fondation Groupe Dépêche et marraine de la soirée.
  2. « Admical est une communauté d’entreprises et d’entrepreneurs mécènes persuadés que le mécénat peut changer le monde ». C’est par ces mots que Sylvaine Parriaux, directrice générale adjointe d’Admical, a entamé cette nouvelle étape du Tour de France des mécènes. « Ce sont toutes les relations existant entre porteurs de projet et mécènes qui font progresser la société pas à pas. ».

    Le mécénat,même s’il n’apporte pas de contrepartie directe proportionnée au don, a des conséquences bénéfiques pour l’entreprise. Il permet notamment de développer les relations sur le territoire, d'impliquer les collaborateurs autour d’un projet commun, et d’encourager l’innovation au sein de l’entreprise. Il y a aussi, évidemment, un enjeu d’image.
  3. En Midi-Pyrénées, les pratiques de mécénat sont nombreuses et ont un réel impact sur la vie des habitants. Plusieurs belles histoires de mécénat made in Toulouse ont été contées à l’assemblée.
  4. Halte aux idées reçues ! Thomas Fantini, patron de la PME toulousaine la Compagnie des pergos est la preuve que l'on peut être TPE ou PME et mécène.

    « L’origine du mécénat est venue de l’implication déjà existante des collaborateurs. L’objectif était donc de les fédérer autour de projets communs. Nous soutenons plusieurs associations dans des domaines variés, mais l’ensemble des collaborateurs se reconnaissent dans les valeurs qu’elles portent ».

    Il n'est pas nécessaire de faire de gros dons ! On peut être mécène avec quelques dizaines ou centaines d'euros. Des systèmes innovants existent également, et permettent de lever rapidement des fonds significatifs. La compagnie des pergos propose ainsi à ses clients d'arrondir le montant de l'addition, et de redistribuer les sommes perçues à des associations telles que Sport et Handicap, pour qui ce système a permis de récolter 1500 euros en un trimestre.
  5. Stéphane Batlle, directeur artistique du Grenier de Toulouse rejoint Thomas Fantini sur l'importance de ces petits dons, précieux pour le Grenier de Toulouse, qui réunit aujourd'hui 80 mécènes, dont certains le sont à partir de 50 euros. S'il n'est pas sur que le mécénat puisse changer le monde, il affirme que le mécénat a changé sa vie, lui a permis de continuer à créer, tout en instaurant une relation de partage, d'égal avec les mécènes. Le mécénat va au delà d'une demande de financement : "il s'agit d'être créatif, de partager des projets".
  6. Xavier Rénier, directeur RSE à la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées partage la vision du mécénat de Stéphane Batlle : « Il faut repenser à l’importance du mot philanthropie, duquel découle le mécénat : être mécène, c’est être philanthrope, c’est être humain. »
  7. La Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées est un des plus gros mécènes de la région. Elle pratique principalement un mécénat financier, dans le domaine de l'exclusion (maladie, logement...) et aide plus de 130 associations.
  8. Les collaborateurs sont souvent déjà impliqués dans des projets d’intérêt général et les programmes de la Caisse d'Épargne leur permet de prolonger leur action.

    Un exemple concret ? Un programme de financement pour un camion douche circulant dans la région et mis à disposition des SDF. Normalement, le comité de sélection ne soutient pas un projet d’une année sur l’autre. Mais l’année suivante, les administrateurs ont souhaité verser le double de financement !
  9. Autre mécène important de la région, la fondation Airbus, qui intervient partout dans le monde (dans les domaines de l'humanitaire, l'éducation et la jeunesse), et qui a développé un programme en région Occitanie : le "Airbus Flying Challenge".

    Né de la volonté du pdg de contribuer au développement de la jeunesse, il existe depuis 2012 et s’appuie sur le secteur de l’aéronautique, qui inspire et fait rêver les jeunes, pour les aider dans leur parcours scolaire et d’insertion professionnelle.

    Environ 120 collaborateurs s’engagent auprès des jeunes pour les accompagner de la 4eme à la terminale. Ces ateliers sont destinés aux collégiens des REP (« Réseaux d’Education Prioritaire »). La mobilisation des collaborateurs est très forte, et le nombre souhaitant s'engager augmente !
  10. Le mot de la fin est revenu à François Debiesse, président exécutif d'Admical. Il a rappelé le rôle important que les médias ont à jouer dans le développement du mécénat. "A la fois en relayant discours, mais aussi en étant mécène [...] Ils ont un devoir d’exemplarité dans ce domaine".

    François Debiesse ne croit pas aux révolutions ; "ce qui marche, ce sont les initiatives qui rassemblent et font bouger les choses : c’est ce qu’est le mécénat". L'avenir du mécénat se situe aujourd'hui fondamentalement dans les régions, dans les TPE et PME. Ce n'est plus l'apanage des entreprises du CAC 40.
  11. Admical a le plaisir d'accueillir une nouvelle déléguée régionale pour les Midi-Pyrénées : Maia de Martrin, directrice de Logikethik, prête à accompagner les entrepreneurs qui souhaitent se lancer. Un petit déjeuner mécénat pour prolonger la discussion est prévu courant septembre (informations auprès de communication@admical.org).
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