[#edito17] Éditorialisation de l’espace : de l’écriture à l’architecture

Compte-rendu du séminaire Écritures numériques et éditorialisation du 1er juin 2017, co-organisé par Sens Public, Université de Montréal, Dicen-IDF.

  1. Argumentaire saison 2016-2017 :
    L’éditorialisation, entre maîtrise et déprise

    Grâce à l’intervention de nombreux chercheurs et praticiens du numérique, et en adoptant chaque année une grille de lecture particulière (la notion de profil l’année dernière, les dynamiques d’élaboration et de circulation des savoirs l’année précédente, ou encore les écritures numériques avec une approche littéraire), notre séminaire a questionné la notion d’éditorialisation et a évalué l’étendue de ses implications.
    L’ayant défini comme l’ensemble des opérations, dispositifs, acteurs ou médiations nécessaires à l’intégration et la valorisation des ressources au sein de l’environnement numérique, nous nous sommes plus particulièrement intéressés à l’interaction entre contenus (ou ressources), environnement technique (réseau, serveurs, plateformes, CMS, algorithmes, moteurs de recherche…), aspects formels et structurels (hypertexte, multimédia, métadonnées) et pratiques (annotation, commentaires, recommandations).
    D’année en année, le séminaire a élargi l’acception du mot, allant jusqu’à lui conférer une dimension ontologique, en considérant que l’éditorialisation permet de penser l’espace numérique et plus largement de renouveler une pensée de la production du réel.
    Nous cherchons désormais à poursuivre l’exploration de ces processus d’édition ouverts dans l’espace et le temps, pour mieux comprendre comment ils renouvellent l’élaboration et la transmission des savoirs.
    Parmi les différents enjeux que nous souhaitons interroger, la place des usagers dans les processus d’éditorialisation fera l’objet d’une attention particulière. Quels sont les nouveaux rapports entre individus, collectifs et producteurs de contenus (entreprises, institutions, développeurs etc.) ? Qu’est-ce qui relève encore d’une maîtrise des dispositifs dans l’éditorialisation, et faut-il accorder une valeur aux formes de “déprise” qu’elle impose aux utilisateurs ? Quelle est la marge de l’usage face aux logiques normatives qui structurent l’environnement ?
    Afin d’écarter toute essentialisation du fait numérique, le séminaire de cette année voudrait mener ces questionnements à travers l’analyse d’expériences concrètes. Nous tenons en effet à considérer la matérialité des traces et des écritures, en même temps que la réalité des pratiques et des contextes, pour mettre en relief la variété des processus d’éditorialisation.
    On examinera notamment comment ces processus sont susceptibles de transformer ou révoquer les sectorialisations traditionnelles (ex : séparation entre les domaines de la musique et de la vidéo, opposition savant / non savant, pratiques marginales / pratiques main stream…). Ce faisant, on s’efforcera d’en produire une nouvelle catégorisation, en élaborant collectivement une grille de description des nouvelles configurations éditoriales.
  2. Éditorialisation de l’espace : de l’écriture à l’architecture

  3. Intervenants :

  4. Enrico Agostini-Marches, Doctorant en littérature de langue française à l’Université de Montréal, détenteur d’une maîtrise en philosophie à l’Université de Florence. Auteur d’un article sur « Les structures spatiales de l’éditorialisation » paru dans la revue Sens public

    Sylvia Fredriksson (@s_fredriksson), Designer et chargée de recherche à la Cité du design de Saint-Étienne, porteuse de projets dédiés à la valorisation des communs et aux enjeux d’appropriation citoyenne des technologies comme levier d’émancipation de la société civile.
  5. Conférence :

  6. Intervention de Enrico Agostini-Marches :

  7. Doctorant en littérature de langue française à l’Université de Montréal.
  8. Article Les structures spatiales de l’éditorialisation, par Enrico Agostini-Marchese :
  9. Article Le profil : une rhétorique dispositive, par Louise Merzeau :
  10. Le milieu :
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