1. Ce mardi 4 avril, une attaque à l'arme chimique a coûté la vie à au moins 72 civils à Khan Cheikhoun, une petite ville de la province d'Idleb. L'opposition syrienne accuse le régime de Bachar al-Assad qui dément fermement. De son côté, la Russie vole au secours de Damas et évoque une frappe du régime syrien sur un entrepôt. Pour la presse française, pas de doute, Bachar al-Assad est le responsable.
  2. La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni se réunissent aujourd’hui en urgence pour présenter une nouvelle résolution et condamner l’attaque de ce mardi 4 avril. Le Conseil de sécurité va demander à la Syrie de fournir les plans de vol et toute information sur des opérations militaires au moment de l'attaque. Le Figaro revient sur le lourd bilan : "Attaque en Syrie : au moins 72 morts " dont 20 enfants, et 170 blessés. Ouest-France présente les déclarations de "l'opposition syrienne" qui accuse le régime de Bachar el-Assad d’avoir commis ces raids aériens.
  3. Le Parisien titre "Attaque chimique en Syrie, la Russie évoque une frappe du régime sur un entrepôt". En effet, très vite, Moscou a affirmé que l'aviation syrienne était à l'origine de cette attaque, mais que les raids visaient un local des rebelles où étaient entreposés des «substances toxiques». Le ministère russe de la Défense assure que cette zone abritait "un atelier de fabrication de bombes, avec des substances toxiques", mais ne précise pas si l'aviation syrienne a frappé volontairement ou par accident.
  4. De son côté, Damas dément catégoriquement. L'Obs revient sur les deux versions contradictoires mais penche pour la thèse d'une attaque perpétrée par le régime de Damas. Le journal cite de nombreux dirigeants qui jugent "Bachar al-Assad responsable de l'attaque" alors que l'armée syrienne dément l'accusation. RFI de son côté pointe du doigt les déclarations du vice-ministre syrien des Affaires étrangères, plus haut responsable officiel du régime, qui assure que son pays respecte tous ses engagements internationaux. Selon lui , Damas a démantelé son arsenal d’armes chimiques.
  5. Dans Courrier International, c'est "l'indignation" qui est mise en avant. De nombreux responsables politiques ont condamné un "acte intolérable"” et pour certains "un crime contre l'humanité". L’annonce de cette attaque chimique a provoqué une vague de réactions dans la presse et sur la toile, rapporte l'hebdomadaire.
  6. Depuis Beyrouth Paul Khalifeh précise sur les ondes de RFI que les symptômes de l’exposition des victimes à des agents chimiques toxiques ne font pas de doutes. Les images et les témoignages sont parlants.
  7. Le Monde titre : "le régime d'al-Assad incriminé". Au regard des faits, le régime de Damas est le seul qui peut être à l'origine de ces frappes aériennes, puisque les rebelles ne disposent pas d'avions.
  8. L’attaque chimique de mardi est la pire du genre en Syrie depuis 2013.

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