Obtenir un diplome par la VAE : encore un petit effort !

La VAE (validation des acquis de l'expérience) tente de plus en plus de personnes souhaitant valoriser leur parcours par un diplôme. Pourtant, beaucoup abandonnent en chemin. Retour sur les raisons d'un découragement programmé.

  1. Initiée par les lois de 1984 et 1992 puis de 2002, inscrite dans le Code du travail, la validation des acquis de l'expérience (VAE) est une des voies d'accès aux diplômes, titres et certifications professionnels. au même titre que la formation initiale traditionnelle, l'apprentissage ou la formation continue. Il suffit d'avoir au moins trois ans d'expérience dans le domaine du diplôme envisagé. Formulé ainsi, cela paraît simple...
  2. ... d'autant que la VAE peut se faire à l'initiative de la personne elle-même mais aussi à l'initiative de l'entreprise.
  3. Le Journal de l'Emploi : la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience)
  4. Malgré une certaine hostilité au départ, le diplôme restant en France la voie royale vers la qualification, la VAE a trouvé peu à peu une place dans le P2F (paysage de la formation française !). Chacun a ses raisons d'y recourir : acquérir un diplôme, faire reconnaître un savoir-faire, éviter de reprendre des études longues et/ou théoriques...
  5. Transformer son expérience en diplôme avec la VAE
  6. Et pourtant ! Malgré un relatif succès et des atouts indéniables, la VAE peine à vraiment séduire. Plus de 10 ans après sa mise en oeuvre, le dispositif ne  répond toujours pas à l'objectif initial qui visait à certifier 60.000 personnes par an.
  7. Les résultats 2012 confirment cette tendance : sur 64.000 candidatures recevables, moins de 30 000 ont obtenu une validation totale.
  8. Alors que se passe-t-il ? Pourquoi une idée intéressante à la base (obtenir un diplôme sans passer par la case "école") obtient-elle si peu de résultats ? Les causes en sont multiples. Les freins peuvent provenir d'un manque de lisibilité dû au trop grand nombre d'acteurs. Ou d'une mauvaise information des éventuels bénéficiaires. Ou encore de la  trop grande exigence de rédaction des dossiers qui rebutent les candidats peu à l'aise à l'écrit. Ou de tout cela à la fois...
  9. Au final, la VAE souffre surtout d'une incompréhension, d'une représentation erronée qui l'handicape dès le départ. Le diplômé potentiel s'attend à une simple formalité : "Génial ! Je prouve mes trois ans d'expérience et j'obtiens le fameux parchemin". Or, la réalité s'avère très différente. Et notre néophyte de se heurter à une démarche complexe, longue (il s'écoule souvent au moins un an entre l'inscription et l'obtention) qui exige en général beaucoup de temps de travail, une méthodologie rigoureuse et un mémoire de plusieurs dizaines de pages qu'il va falloir défendre devant un jury professionnel... Nombreux sont alors ceux qui renoncent !

    C'est regrettable car la VAE est une vraie bonne mesure : encore faut-il  en alléger les procédures et mieux y préparer tous ceux qui pourraient y prétendre.
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