Quand la presse football ne se remet pas de la défaite de Paris

Jeudi matin, tout le monde ne parlait que de ça. Paris a perdu 6 à 1 face à Barcelone, et c'est un véritable drame. Comment la presse sportive et les revues de football l'ont-t-elle vécue ?

  1. « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé. ». Le titre pourrait faire peur à ceux qui hier soir, à 23 heures 30, ont reçu cette notification... s'ils ne voyaient pas qu'il venait du site Sport.fr. Pas de panique donc, Paris a seulement perdu.
  2. PSG-Barça est partout dans la presse ce jeudi. Et dans les revues football, on ne parle plus que de ça ! Sur son site internet, So Foot créé un dossier spécial PSG-Barça. "Le jour d'après", rien que ça ! So Foot titre "Paris s'en remettra-t-il ?". Un drame de cet ampleur, ça laisse bien évidemment des traces. "Pour les fans parisiens, il est l'heure de pleurer" insiste le titre sportif. "Seuls les plus forts vont désormais savoir se relever."
  3. Goal se fait témoin d'un véritable scénario catastrophe, en interrogeant Marco Verratti, le milieu de terrain parisien. Ce dernier, apparemment au fond du gouffre, déclare que "quand il se passe des choses très graves dans la vie on doit regarder devant. On va essayer de trouver de la force dans cette défaite, même si maintenant c'est impossible d'être positif." A croire qu'il y a des morts. Peut-être que le PSG l'est. Goal se demande en tout cas s'il reste de l'espoir pour le club parisien.
  4. Et il n'est pas le seul. L'Equipe aussi. "C'est tout le projet parisien qui est désormais menacé" peut-on lire dans le quotidien. Sur son site internet, il interroge ses lecteurs : "le PSG va-il perdre son titre de Champion de France après le fiasco de Barcelone ?" À 15h30, on comptait tout de même 87% de oui.
  5. Pendant ce temps, France Football nous dit que tout n'est pas perdu. Oui le PSG n'a pas gagné l'un des matchs les plus importants de son histoire. Mais il peut se relever. Le site nous parle de 5 autres équipes, qui a un moment ou un autre, ont également été humiliées sur le terrain. Parmi elles, le Real Madrid, mais aussi le FC Barcelone. Un jour ce sera Paris, qui à son tour, ira humilier une autre équipe. C'est le cycle du football.
  6. Mais pourquoi la presse en fait autant ? Pour les non-amateurs de football, cela n'a aucun sens. Pour les autres, c'est vraiment extraordinaire. "Paris avait 100% de chances de qualification mercredi soir au coup d'envoi du match contre Barcelone, en débarquant au Camp Nou avec à son crédit une victoire 4-0 à l'aller." rappelle l'Equipe.
  7. Ce n'est pas tous les jours dans la Ligue des Champions qu'une équipe qui avait remporté son match aller 4 à 0 se fasse éliminer au retour. C'est même la première fois. Beaucoup de titres le rappellent ce matin, mais c'est l'Equipe qui est le plus précis. "Depuis la saison 1970-1971 (apparition de la C3), les 169 équipes ayant emporté une victoire 4-0 lors d'un match aller en Coupes d'Europe se sont qualifiées. A ces résultats s'ajoutent 44 matches conclus sur un score de 4-0 avant cette période, entre 1955-1956 et 1969-70." Pour faire simple : "C'est donc à une série de 213 matches qu'a mis fin le PSG mercredi."
  8. À qui la faute ? À l'arbitre selon certains.
  9. Pour Eurosport, c'est le PSG le responsable. "Ce scénario incroyable, c'est le PSG qui l'a écrit" lit-on sur le site internet de la chaîne. "Au Camp Nou, Paris s'est agenouillé tout seul. Il a montré sa peur dès le début avec un bloc beaucoup trop bas, un attentisme criant dans les duels et une incapacité déconcertante à garder le ballon sans donner l'impression à l'adversaire que le cuir lui brûlait les pieds. Barcelone pouvait rêver d'un exploit mais n'avait pas trop de raisons d'y croire. Ces raisons, Paris les a données aux Catalans." Et pourtant, le FC Barcelone n'a pas si bien joué que ça, ajoute Eurosport.

  10. So Foot adhère parfaitement à l'analyse de la chaîne sportive dans ses notes aux joueurs. Du côté du PSG, seul Cavani s'en sort avec un 7. Tous les autres ont 0.
  11. Un véritable drame ici. Mais en football, il faut bien un gagnant. De l'autre côté des Pyrénnées, les journaux célèbrent ceux qui ont réussi la plus belle "remontada" de l'histoire de la Ligue des Champions. Des légendes.
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