Petits candidats : qui en parle ?

La période des parrainages fait souvent surgir quelques candidats à la présidentielle relativement méconnus du grand public. Analyse du traitement médiatique de ces 'petits candidats'.

  1. Ce vendredi 10 mars, les parainnages font la une. Marine Le Pen et François Asselineau viennent d'obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter aux élections. Grande surprise pour François Asselineau, que les médias nationaux semblent découvrir aujourd'hui, si on en croit les Echos :
  2. Largement ignoré jusqu'à obtention des parrainages, la candidature de M Asselineau est représentative du traitement journalistique de la plupart des petits candidats, largement laissés de côté par les médias généralistes. Le magazine Slate va jusqu'à demander, en mars 2016, si les petits candidats ne sont pas un peu "masos".
  3. Le ton légèrement moqueur de cet article est révélateur du regard porté sur les petits candidats en général. Plus récemment, il y a ce passage sur On n'est pas couchés de Phillipe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste, "ridiculisé" par les fous rires des journalistes.
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  5. Les médias ont certes pris sa défense suite à l'indignation des internautes, mais le mal était fait.
  6. C'est finalement Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière qui exprime le mieux cette situation, parlant de deux campagnes : celle des "grands candidats succeptibles d'accéder à l'Elysée" et celle des "petits candidats qui font partie du décor".
  7. Seule la Presse quotidienne régionale semble prendre au sérieux les petits candidats. On peut attribuer cela au facteur 'local' : ces candidats sont souvent soutenus par des maires de petites communes, comme le démontre cet article de La Montagne, paru le jeudi 9 mars.
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