4 morts et 29 blessés. C'est le bilan de l'attaque terroriste survenue hier après-midi à Londres. Immédiatement, l'événement fait l'ouverture des 20h et la Une des journaux. Une fois de plus.

  1. Second plan

  2. Si cet attentat a fait la Une, sa position dans la hiérarchie de l'information dans les journaux nationaux du jour est surprenante. Le Figaro la traite en page 8, préférant consacrer les deux premières pages et son édito au Brexit. Idem pour Libération qui ne lui consacre qu'un bandeau en haut de sa Une.
  3. Les éditorialistes français ont préféré se concentrer sur les affaires de la campagne électorale, excepté au Monde. Pour le journal, "il n’y a pas de système de sécurité totalement hermétique. (...) La police a multiplié les caméras de surveillance, elle a tissé un réseau d’informateurs des plus efficaces, cependant que la loi musclait encore, et encore, les pouvoirs des forces de l’ordre et des magistrats dans la lutte contre le terrorisme."
  4. Déjà vu

  5. Un effet d'habitude serait-il en train de s'installer ? Ces images verticales de foules fuyant les lieux dans la panique, d'hélicos survolant la zone du drame, ces reconstitutions graphiques des faits, l'Europe les voit désormais régulièrement.
  6. Hasard du calendrier (ou pas ?), l'attentat de Londres intervient un an jour pour jour après celui de Bruxelles. Pour commémorer ce jour, le site Slate.fr a proposé à ses lecteurs un choix particulier : une interview de Fayçal Cheffou. Un temps présumé être l'un des auteurs de l'attentat de l'aéroport de Zaventem, il avait fait l'objet d'un emballement médiatique. Aujourd'hui innocenté, il raconte son impossible retour à une vie normale.
  7. L'imbroglio

  8. Hier, l'histoire de Fayçal Cheffou s'est répétée. Dans la précipitation, un nom a amplement circulé : Trevor Brooks, alias Abu Izzadeen. L'homme est présenté comme étant l'assaillant présumé. Problème : il était au même moment en prison, comme l'explique LCI dans un fact-checking.
  9. Le journaliste de Channel 4 a l'origine cette erreur s'est excusé via son compte twitter.
  10. Simon Jenkins dans The Guardian, traduit par Courier International, pose la question de la responsabilité des médias en de telles circonstances. "Notre responsabilité est de ne pas dramatiser", écrit-il. Le flegme british.
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